Lundi 27 juillet 2009
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20:48
Difficile d'amener la critique d'une pièce de théâtre contemporain quand on n'y connait quasiment rien.
Recontextualisons
Recontextualisons
En quête de deniers, je travaille le juillet, depuis quelques années maintenant, en tant qu'agent de location au
Festival d'Avignon... En fait j'édite des billets, encore et toujours, jusqu'à épuisement
et que mort s'en suive.
Festival d'Avignon... En fait j'édite des billets, encore et toujours, jusqu'à épuisement
et que mort s'en suive.
A la différence du Off, le Festival d'Avignon, rebaptisé par défaut le "in", propose une série de spectacles qui correspondent à une certaine "ligne éditoriale"
qui change chaque année...
D'un point de vue plus personnel, depuis les nouveaux directeurs, le Festival d'Avignon s
e classe dans la catégorie du théâtre contemporain, cherchant toujours plus à repousser ses limites.
Mélant la plupart du temps théâtre ou danse, on peut trouver des pièces plus "classiques", ou plus contemporaines : modernité de la scenographie, des thèmes, des jeux des acteurs...
Et on va trouver de l'accessible comme... du..."moins accessible"...
e classe dans la catégorie du théâtre contemporain, cherchant toujours plus à repousser ses limites.Mélant la plupart du temps théâtre ou danse, on peut trouver des pièces plus "classiques", ou plus contemporaines : modernité de la scenographie, des thèmes, des jeux des acteurs...
Et on va trouver de l'accessible comme... du..."moins accessible"...
J'ai voulu me tester sur le "moins accessible".
J'ai entendu parler d'une pièce qu'on ma décrite comme : "Sensationnelle, vraiment : les hommes sont nus et se jettent dans le public, ils se frottent sur toi, puis la femme baise avec un
gateau, vraiment géant".
Ok.
J'ai toujours eu du mal pour la provoc' gratuite, sans fond apparent, et sans une technique, sans un savoir-faire...
Il est vrai que l'art contemporain repose beaucoup plus sur l'idée, le concept, que sur un savoir-faire particulier. N'est-ce pas Débo Z. ?
On ne peut critiquer qu'en connaissant, je prends ma place pour "Un peu de tendresse, Bordel de merde !" de Dave Saint-Pierre, le Samedi Soir 25 Juillet, et si il se frotte sur moi, ben je lui mord les couilles.
Le spectacle commence...
Des hommes nus avec des perruques blondes, et des femmes qui se battent et qui se frappent le corps en hurlant... et beaucoup de danse, et peu de musique...
Et, en fait, la première pièce de théâtre qui m'a touché à ce point...
Dave Saint Pierre, danseur contemporain montréalais et sa troupe de danseurs, ont su traduire les sentiments humains, de la quête de l'équilibre, à l'amour, en passant par la douleur et la haine, avec justesse. Et moi, j'adoooooooore la justesse.
J'ai trouvé ça drôle, j'ai trouvé ça émouvant et j'ai trouvé ça beau, esthétiquement et sentimentalement.
J'ai même trouvé le nu naturel.
J'avais le sentiment que l'histoire me concernait autant qu'à un autre.
En même temps, une grande part est laissée libre à la perception personelle du spectacteur, ce qui m'a souvent dérangé lorsqu'elle l'était trop. Mais une fois de plus, tout était juste.
Sans excès de zèle, malgrès mon ignorance de l'art contemporain, j'avais le sentiment qu'une oeuvre de qualité se déroulait sous mes yeux.
Ok.
J'ai toujours eu du mal pour la provoc' gratuite, sans fond apparent, et sans une technique, sans un savoir-faire...
Il est vrai que l'art contemporain repose beaucoup plus sur l'idée, le concept, que sur un savoir-faire particulier. N'est-ce pas Débo Z. ?
On ne peut critiquer qu'en connaissant, je prends ma place pour "Un peu de tendresse, Bordel de merde !" de Dave Saint-Pierre, le Samedi Soir 25 Juillet, et si il se frotte sur moi, ben je lui mord les couilles.
Le spectacle commence...
Des hommes nus avec des perruques blondes, et des femmes qui se battent et qui se frappent le corps en hurlant... et beaucoup de danse, et peu de musique...
Et, en fait, la première pièce de théâtre qui m'a touché à ce point...
Dave Saint Pierre, danseur contemporain montréalais et sa troupe de danseurs, ont su traduire les sentiments humains, de la quête de l'équilibre, à l'amour, en passant par la douleur et la haine, avec justesse. Et moi, j'adoooooooore la justesse.
J'ai trouvé ça drôle, j'ai trouvé ça émouvant et j'ai trouvé ça beau, esthétiquement et sentimentalement.
J'ai même trouvé le nu naturel.
J'avais le sentiment que l'histoire me concernait autant qu'à un autre.
En même temps, une grande part est laissée libre à la perception personelle du spectacteur, ce qui m'a souvent dérangé lorsqu'elle l'était trop. Mais une fois de plus, tout était juste.
Sans excès de zèle, malgrès mon ignorance de l'art contemporain, j'avais le sentiment qu'une oeuvre de qualité se déroulait sous mes yeux.
A la fin du spectacle, je me voyais pouvoir dépenser de l'argent plus tard, pour aller au théatre, en quête d'autres experiences esthétiques de ce genre, ce qui me parraissait invraissemblable plus jeune.
Parce que ce n'était pas mon domaine culturel ou que ça ne me parlait pas. Parce les transmissions culturelles de mes parents et de mes proches n'étaient pas axées sur ces domaines...
J'ai vraiment l'impression que cette pièce pouvait toucher n'importe qui, sans distinction de classes...
Peut-être un peu utopique, soit, mais ne voyez pas non plus en mon discours une ôde à toutes les composantes de l'art contemporain, qui beaucoup me donnent encore de l'urtiquaire !
Mais cette pièce m'a débloqué quelque chose... Je n'sais pas trop quoi...
et je n'sais pas trop si j'ai su le traduire ici... mais j'vous en reparle dans quelques années. ha ha.
J'm'en vais éditer des billets.
J'vous tape la bise.
J'ai vraiment l'impression que cette pièce pouvait toucher n'importe qui, sans distinction de classes...
Peut-être un peu utopique, soit, mais ne voyez pas non plus en mon discours une ôde à toutes les composantes de l'art contemporain, qui beaucoup me donnent encore de l'urtiquaire !
Mais cette pièce m'a débloqué quelque chose... Je n'sais pas trop quoi...
et je n'sais pas trop si j'ai su le traduire ici... mais j'vous en reparle dans quelques années. ha ha.
J'm'en vais éditer des billets.
J'vous tape la bise.
Il donnait 6 représentations sur Avignon de Sandrine, son nouveau spectacle.
Avec mes horaires pourris d'agent de billeterie qui finit une fois sur deux à 23h30, il fallait que je m'organise...
Ca fait longtemps qu'on était pas retourné en studio !






