Un peu de Rap, d'idées et de Valérie Pécresse...
Hé beh didons. Si je savais que ça aurait entrainé autant de questionnements ben... je l'aurai fait quand même en fait...J'me suis dit : "Paul, t'as un blog vraiment trop cool, faudrait que t'en parle". Ni une ni deux.
Je fais partie depuis quelques jours de la Commission Culture présidée par Emmanuel Ethis : une commission qui vise à placer au centre de l'Université Française les différentes cultures et promouvoir par ce biais le processus créatif et l'accès à la culture de l'étudiant. Vous m'direz là :
ah ben Paul écoute, c'est vachement cool, bye.
Recontextualisons.
Pour officialiser cette nouvelle commision, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement superieur, s'est rendue à l'Université d'Avignon ce jeudi. La présidence m'a donc proposé de représenter les étudiants artistes et créatifs de l'Université, par un de mes textes de Wesh Wesh.
Là, j'ai eu un flashback : "Pécresse, Serre les fesses, On arrive à toute vitesse" criais-je à tue-tête parcourant les ruelles d'Avignon.
C'est vrai.
Impossible de souhaiter la bienvenue à un ministre contre qui on s'est battu symboliquement ces derniers mois vis à vis des réformes de nos universités.
On me dit qu'elle vennait pour autre chose, qu'on ne lui fera pas entendre raison sur les difficultés financières et salariales des Universités, et qu'elle sera présente pour officiliaser l'Université d'Avignon en tant que pôle principal de la Commission Culture, une avancée pour la petite université qui est la nôtre. Par sa venue, nous pourrons en plus débattre sur les problêmes qui nous touchent.
Avec du recul il n'était pas du tout question de lui souhaiter quoi que ce soit, mais plus de représenter notre petite Université, via le pôle culturel et créatif, et d'accompagner cette céromonie d'un discours et d'un de mes textes, visant à promouvoir l'existence et l'importance de la culture dans les Universités.
J'me suis alors dit qu'il fallait que je trouve la motivation pour être présent, faire entendre mes idées, idées entre autres d'étudiant opposant, dans un lieu où les autres ne pourraient pas accéder. Essayer, par la même occasion, de donner une bonne image de la culture Hip-Hop que mes confrêres et moi essayons de démocratiser toujours plus, tout en risquant de recevoir les insultes des étudiants les plus farrouches qui ne chercheraient pas midi à quatorze heure pour me traiter de vendu.
Choix compliqué. Je relève le défi.
Comment j'arrive ? Une capuche, un joint, une bouteille de jack dans la main : "Hé ! Tous le doigt en l'air pour Sarko !" Non.
Quel Texte ? "Annie aime les sucettes" Non.
N'étant pas avec mon équipe Vision Décalée, j'le fais simple : un slam, un art que je pratique rarement, mais trop compliqué de faire venir mon Dj Nash.
Bon le slam c'est vrai que ça fait un peu "tragédie grecque" comme dit Nico, mais au moins on comprend les mots et c'était le but. Je choisi le texte de "J'aime" qui me définit bien, j'y ajoute une strophe sur l'Université et boum, bim, tchaw.

Après une réunion de conseil dans laquelle des membres de l'université exposent tous nos problèmes, arrive le moment du discours.
A mon tour. J'explique dans mon intro mon avis sur la culture
dans les Universités, que je suis présent pour apporter mes idées en gardant la logique du combat que je tiens, et j'envois le slam. Ca se passe plutot bien.
C'est par l'ouverture d'esprit que j'ai tenté de faire passer mon message plutôt que par la violence des mots qui entraine selon moi la rupture directe de communication.
Ce qui est relou avec la politique, entre autres, c'est le protocole : le p'tit banquet après, et la sécurité tout autour. On a l'impression d'être un prout. Mais j'ai réussi à me dire que pour discuter, ça n'se faisait peut-être pas de l'accueillir avec un kebab et des coups de canettes d'étudiants. Bref.
A mon tour. J'explique dans mon intro mon avis sur la culture
dans les Universités, que je suis présent pour apporter mes idées en gardant la logique du combat que je tiens, et j'envois le slam. Ca se passe plutot bien.
C'est par l'ouverture d'esprit que j'ai tenté de faire passer mon message plutôt que par la violence des mots qui entraine selon moi la rupture directe de communication.
Ce qui est relou avec la politique, entre autres, c'est le protocole : le p'tit banquet après, et la sécurité tout autour. On a l'impression d'être un prout. Mais j'ai réussi à me dire que pour discuter, ça n'se faisait peut-être pas de l'accueillir avec un kebab et des coups de canettes d'étudiants. Bref.
J'ai en tout cas rappé par passion du Hip-Hop, pour faire valoir mes idées, et pour la démarche que je tiens dans mon combat pour l'égalité des chances à l'Université : une experience qui m'apprend beaucoup car il est difficile de se voir décrier pour des idées qui ne nous correspondent pas. Mais qui ne tente rien n'a rien.
En tout cas, j'ai calé un "Sucette à la Viande" devant Pecresse et Roig, et ça négro, ça c'est du lourd.
La vidéo du slam dans son intégralité et l'article postés par la rédac' d'Avignews, après leur premier reportage qui me faisait un peu passer pour le Doc Gynéco de la journée ;-)
En tout cas, j'ai calé un "Sucette à la Viande" devant Pecresse et Roig, et ça négro, ça c'est du lourd.
La vidéo du slam dans son intégralité et l'article postés par la rédac' d'Avignews, après leur premier reportage qui me faisait un peu passer pour le Doc Gynéco de la journée ;-)
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